Étude de cas sur la crise sanitaire de 2020
Comment une crise sanitaire active-t-elle les 8 circuits de conscience ? De la peur viscérale (Circuit I) jusqu’aux dimensions transpersonnelles (Circuit VIII), cette analyse factuelle décrypte les mécanismes d’influence collective et offre aux mentors AutoGnosis® une clé précieuse pour développer leur lucidité et celle de leurs accompagnés.
Franck Godard
4/22/20265 min read


Le modèle des 8 circuits de conscience offre une cartographie puissante pour décoder comment une crise collective active, imprime et oriente les comportements d’une population. Au-delà des quatre circuits primaires, les circuits modernes révèlent comment une situation de stress prolongé peut également ouvrir des portes vers des états de conscience plus subtils – parfois exploités, parfois simplement perturbés.
Sans verser dans des théories conspirationnistes, l’observation des faits met en lumière un schéma récurrent : l’activation massive du circuit d’auto-préservation rend les circuits supérieurs particulièrement réceptifs aux influences collectives, qu’elles soient intentionnelles ou émergentes.
Activation du Circuit d’auto-préservation (Circuit I)
Dès fin 2019, les images virales de personnes s’effondrant dans les rues en Chine et de villes placées sous quarantaine militaire ont fortement imprimé le Circuit d’auto-préservation. Ce circuit primitif réagit de manière viscérale à toute menace perçue de survie : "Virus = danger mortel = besoin urgent de sécurité".
Les autorités ont d’abord opté pour une communication de minimisation afin d’apaiser cette peur de base. Avec l’apparition des premiers décès en France et l’augmentation des cas, une ré-impression s’est opérée, renforçant le lien "menace extérieure = protection indispensable". Les réactions de rejet envers certaines populations ont illustré une réponse classique d’un Circuit I suractivé.
Dynamiques de pouvoir sur le Circuit hiérarchique territorial (Circuit II)
Lorsque la peur de survie s’installe durablement, le Circuit hiérarchique territorial prend le relais. Il régit les rapports de dominance/soumission et la perception du territoire sécurisé.
Les changements répétés de consignes (masques jugés inutiles puis rendus obligatoires sous peine d’amende), l’infantilisation occasionnelle et les injonctions contradictoires ont constitué un mécanisme efficace d’impression hiérarchique. Chaque acceptation d’une restriction, motivée par la crainte de la sanction ou le désir de retrouver une vie normale, a renforcé l’empreinte : l’autorité comme instance dominante, le citoyen comme sujet soumis. Ce processus rappelle les techniques classiques de conditionnement observées dans les environnements à forte structure hiérarchique.
Structuration narrative via le Circuit de conceptualisation (Circuit III)
Le Circuit de conceptualisation donne sens à l’expérience par le langage et les récits dominants. L’allocution du 16 mars 2020, avec la répétition marquée du terme "guerre" (huit occurrences), a servi de puissant vecteur sémantique. L’ennemi "invisible, insaisissable et progressant" justifiait une mobilisation générale placée sous la direction exclusive du gouvernement.
La surmédiatisation quotidienne des chiffres, l’alignement des discours experts et le discrédit des voix dissonantes ont contribué à consolider un tunnel de réalité dominant, structurant la perception collective via le Circuit III.
Culpabilisation morale via le Circuit socio-moral (Circuit IV)
Le Circuit socio-moral a été mobilisé pour transformer les restrictions en impératifs éthiques. Les appels à la solidarité, à la protection des soignants et des aînés ont rendu toute contestation moralement coûteuse. La mise en opposition des générations et la fracture entre "responsables" et "irresponsables" ont redéfini les normes de comportement acceptable au sein de la société.
Perturbation du Circuit de conscience corporelle (Circuit V)
Lorsque le stress se prolonge, le Circuit V – qui gère le lien corps-esprit – entre en jeu. Les confinements successifs, la restriction des contacts physiques, la sédentarité imposée et l’anxiété chronique ont généré de nombreuses boucles de rétroaction somatiques : tensions corporelles, fatigue persistante, troubles du sommeil, ou au contraire hypervigilance.
Certaines personnes ont développé des stratégies d’évasion corporelle (addictions, évitement sensoriel), tandis que d’autres ont ressenti une forme de dissociation corps-esprit. Ce circuit, une fois déséquilibré, rend plus difficile le retour à un état de présence et de régulation interne.
Activation partielle du Circuit d’auto-programmation (Circuit VI)
Le Circuit d’auto-programmation permet, en temps normal, de déconditionner et de réinstaller consciemment de nouveaux patterns mentaux. Dans le contexte de crise, il a souvent été sollicité de manière externe plutôt que volontaire.
Les messages répétitifs ("protégez les autres", "c’est pour le bien commun"), associés à la peur et à la restriction de libertés, ont favorisé une reprogrammation involontaire chez une partie de la population : adoption automatique de nouveaux comportements, intériorisation des règles sanitaires comme nouvelles normes identitaires, ou au contraire développement d’une résistance rigide. Les individus les plus avancés sur ce circuit ont pu, eux, utiliser cette période pour questionner leurs propres programmes et opérer une réimpression consciente.
Sollicitation du Circuit psycho-collectif (Circuit VII)
Le Circuit psycho-collectif relie l’individu aux archétypes et aux forces inconscientes collectives. La crise a activé des archétypes puissants : le Guerrier (lutte contre l’ennemi invisible), le Sauveur (personnel soignant héroïsé), la Victime, ou encore le Rebelle.
Ces figures mythiques ont traversé les discours médiatiques et politiques, créant un sentiment d’appartenance à un grand récit collectif. Pour certains, cette activation a généré un sentiment d’unité ; pour d’autres, elle a accentué les clivages et les projections archétypales (le "complotiste", le "mouton", le "héros vacciné", etc.).
Éclipses ou ouvertures fugaces du Circuit de conscience universelle (Circuit VIII)
Le Circuit VIII correspond à la conscience non-locale, unifiée, au-delà du temps et de l’ego. Dans une crise marquée par la peur et le contrôle, ce circuit est généralement occulté ou fortement perturbé. Cependant, certains individus ont rapporté des expériences transpersonnelles : prises de conscience soudaines sur la fragilité de la vie, sentiment d’interconnexion planétaire, ou remises en question existentielles profondes.
Ces ouvertures, lorsqu’elles se produisent, peuvent soit renforcer la résilience et la sagesse, soit être rapidement refermées par le retour à la peur des circuits inférieurs.
Conclusion : Vers une plus grande souveraineté intérieure
Cette crise illustre avec clarté comment l’activation initiale du Circuit d’auto-préservation peut entraîner une cascade d’influences sur l’ensemble des huit circuits. Les circuits primaires gèrent la survie et le contrôle social immédiat, tandis que les circuits modernes révèlent les dimensions corporelles, programmatives, collectives et transpersonnelles de l’expérience humaine.
Dans le cadre de la formation AutoGnosis®, l’enjeu n’est pas de dénoncer telle ou telle forme d’influence, mais de développer une lucidité fine et opérationnelle. Identifier ses empreintes sur chacun des circuits, reconnaître quand ils sont collectivement activés, et apprendre à les ré-imprimer de manière consciente constitue le véritable levier d’autonomie et de résilience.
Un mentor certifié AutoGnosis® ne se contente pas d’observer ces phénomènes : il les décrypte avec précision, les anticipe, et accompagne ses clients vers une souveraineté intérieure durable, quelle que soit la nature des crises collectives à venir.
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